Je ne regrette pas ma vie d'humaine.
Mes parents m'abandonnèrent avec Alec, mon frère jumeau, sur le puits d'un petit village près de la Manche en Angleterre. C'était en 1614. Ce fut un couple de quadragénaires qui nous récupéra. Ils n'avaient pas d'autres enfants à part nous. Pendant treize années, le couple nous batta sans arrêt. En particulier moi car je n'étais qu'une fille. Alec me consolait toujours et il semblait déjà qu'il trouvait les mots pour vous faire oublier vos émotions. Lorsque j'avais 10 ans, une rumeur se répandit selon laquelle un vaste groupe de gens magnifiques passait dans les environs. C'était des bourgeois italiens qui faisaient le tour de l'Europe disait la rumeur. Lorsqu'ils passèrent par notre village, Alec et moi étions en train de jouer sur la place pricipale. Ils étaient tous emmitouflés dans des grandes capes noires. C'est là que nous rencontrâmes Aro. Quand il nous vit, il se dirigea derechef vers nous, et nous posa quelques questions banales. Ensuite, il frôla ma joue, puis celle d'Alec. Il baissa la voix et nous promis de garder un oeil sur nous et qu'il s'occuperait personnellement de nous lorsque nous serons plus grands. Il nous avoua qu'il n'était pas là pour jouer les touristes mais pour s'occuper de "personnes qui n'ont pas obéi aux lois". Leur base était à Dunkerque mais certains avaient fui de l'autre côté de la Manche. Puis, Aro s'éloigna avec toute sa troupe.
En 1627, lors de mes 13 ans, l'affaire des sorcières de Salem arriva jusqu'à nous. Dans le village, la croyance de la sorcellerie avait persisté. Cet événement relança le débat. Les humains terrifiés commencèrent à accuser n'importe qui. Alec et moi nous tenions à l'écart des autres enfants, ce qui vint sûrement les humains à nous accuser. On vint nous chercher, nous persistâmes à dire que nous étions innocents, et on nous condamna à être brûler vif. Nous passâmes une semaine dans un cachot, connaissant la pire torture pour des enfants. Je ne cessa d'espérer qu'Aro viendrait nous sauver. En vain. On nous amena au bûcher et on l'alluma. Les flammes nous léchèrent la peau. Soudain, nous étions à l'air libre et une douleur inimaginable m'attaqua.
Aro détruisit tout le village, enragé d'avoir dû nous transformer plus tôt. Et je renaissai, avec mon don de créer une illusion de la douleur sur les esprits des autres.
Jane